Madame, Mademoiselle, Monsieur,
La politique ne vous intéresse pas ? Rassurez-vous, moi non plus ! Pourtant je suis membre du Forum des républicains sociaux. J’y exerce même des responsabilités importantes. Paradoxal, non ?
Pourquoi donc ai-je adhéré au Forum, et pourquoi au Forum plutôt qu’à un autre mouvement ? Parce que je place la personne humaine au centre de toute réflexion et de toute décision.
Jolie formule, direz-vous, rien de plus ! Peut-être même allez-vous penser que je considère que les membres des autres partis ne se soucient pas de la vie des gens !
Certainement pas ! Alors de quoi s’agit-il ?
Je vais vous poser quelques questions qui vont peut-être vous surprendre, mais vous allez très vite comprendre où je veux en venir :
- Pourquoi aimez-vous telle ou telle musique, alors qu’un animal ne perçoit qu’un bruit ? Avez-vous déjà vu un chien s’extasier devant la beauté d’un tableau ou d’un paysage ?
- Pourquoi nous révoltons-nous naturellement contre l’injustice et la misère ? Pourquoi sommes-nous pas indifférents au sort des victimes d’attentats ou de catastrophes naturelles ?
- Qu’est-ce qui fait que nous savons, au plus profond de nous-mêmes, qu’il n’est pas « bien » de tuer ou de voler, ou que l’inceste est un crime ?
- Pourquoi l’être humain a-t-il conscience qu’il existe, qu’il mourra ? Et pourquoi se pose-t-il tant de questions sur l’au-delà ?
Sans même chercher à y répondre, ces simples questions ne démontrent-elles pas que la personne humaine n’est pas un être vivant comme les autres, qu’elle est bien autre chose qu’un simple amas de cellules. Et ceci n’est pas neutre : c’est sur cette certitude que le FRS a fondé sa démarche politique. Alors on ne parle plus de LA politique, mais d’un autre concept qui est LE politique. Et LE politique m’intéresse. Voilà pourquoi j’ai adhéré au Forum des républicains sociaux.
Cette approche originale a des conséquences fondamentales, que vous allez comprendre :
1/ Certains considèrent que la société ne peut pas se référer à des vérités permanentes, valables en tous temps et en tous lieux. Ils affirment que chacun peut avoir sa propre vérité (le « relativisme ») et qu’aucune loi supérieure ne doit s’appliquer à tous les citoyens.
Au FRS au contraire, nous considérons que les vérités liées à la nature humaine (la « loi naturelle »), doivent s’imposer à tous : un couple est composé d’un homme et d’une femme ; on ne peut envisager qu’un être humain soit officiellement chargé d’en tuer d’autres en exécutant un criminel (quand la peine de mort est appliquée), ou en pratiquant l’avortement ou l’euthanasie...
2/ Les mêmes considèrent souvent que le bon fonctionnement de la société résulte uniquement du choix volontaire des citoyens (le « contrat social »). Tout serait décidé par l’homme et aucune valeur supra humaine ne s’imposerait plus, du moment que tout le monde est content…
Au FRS, nous considérons par contre qu’il y a aussi quelque chose de « naturel » dans ce qui fonde la société, et qu’elle ne résulte pas seulement de conceptions humaines inventées par de brillants intellectuels. Les hommes n’ont donc pas le droit de bâtir n’importe quel type de société à titre « expérimental » : anarchisme, communisme, totalitarisme, ultralibéralisme… sont pour nous inacceptables par essence.
3/ Encore les mêmes considèrent, au nom de la « liberté », que chacun a le droit de juger ce qui est bien et ce qui est mal pour lui et pour la société. Les normes morales sont alors fixées par la majorité ou par consensus, parfois pour satisfaire des minorités remuantes. On pourrait même presque dire qu’il n’y a plus de norme morale !
Au FRS, nous considérons que, même s’il est légitime que la société fixe elle-même une partie des normes de comportement, il reste que certains actes doivent être considérés en eux-mêmes comme intrinsèquement mauvais, au risque de remettre en cause les droits de l’Homme les plus fondamentaux : fonder une société sur la violence, la peur, la privation de libertés ou le conditionnement idéologique atteindrait l’inaliénable dignité de la personne. Nous ne devons pas l’accepter !
Nous ne considérons pas qu’un acte est mauvais parce que la loi l’interdit, mais que la loi ne doit pas permettre des actes mauvais par nature.
4/ Certains prônent le respect absolu de la liberté individuelle d’entreprendre : toute intervention de l’Etat serait une entrave regrettable à cette liberté, seule la loi de l’offre et de la demande devant régler automatiquement le fonctionnement des marchés.
Au FRS, nous estimons que les marchés ne se régulent pas spontanément, que la spéculation fausse les prix, que le niveau des salaires ou des retraites ne se fixe pas tout seuls. Nous pensons donc que l’Etat et les collectivités locales ont un rôle important à jouer, pour lutter contre les injustices et pour tenter de redonner espoir aux personnes en difficulté, exclues, handicapées, malades, âgées, isolées…
Vous le constatez en suivant l’actualité : cette conception de l’être humain est chaque jour mise en cause. L’enrichissement des plus riches et la misère croissante des plus pauvres, l’augmentation alarmante du prix du pétrole qui touche les plus démunis… mais aussi le recours abusif à l’avortement comme méthode de contraception (plus de 600 par jour en France !), la relance du débat sur l’euthanasie (alors que la loi sur la fin de vie dite « Loi Léonetti » est une bonne loi), le projet d’union civile permettant le « mariage homosexuel » et peut-être l’adoption d’enfants par des parents de même sexe… et bien d’autres choses encore, ne laissent rien augurer de bon pour l’avenir.
Quand les valeurs qui la fondent sont ébranlées, la civilisation court à sa perte. Je l’affirme avec force : il faut se ressaisir. Je ne peux pas croire que la France, patrie de la liberté, devienne un des phares mondiaux du « laisser faire n’importe quoi » ! Le monde attend autre chose de nous !
Vous voyez donc que « placer la personne au centre de toute réflexion et de toute décision politique », c'est bien plus qu’une jolie formule : c'est un véritable engagement dont vous avez compris les enjeux.
Vous pouvez faire confiance au FRS pour agir avec détermination et courage pour que soient respectées les valeurs. Pour nous, elle est là la « politique de civilisation » évoquée par le Président de la République dans son discours du 31 décembre dernier. Alors je vous le demande aujourd’hui avec gravité : soutenez notre action.
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Au nom d’une France fidèle aux valeurs qui l’ont fondée, je compte sur vous, et je vous remercie pour votre appui.
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